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| 15 ans déjà ! |
Les sociétés du groupe Créa-SUD Communication accompagnent les entreprises privées ou publiques, les collectivités ou les groupements professionnels dans l’organisation de leur communication événementielle. Qu’ils soient économiques, institutionnels, sportifs ou ouverts au grand public, qu’ils réunissent de 50 à plus de 80 000 personnes, les congrès, colloques, salons, conventions auxquels nous participons sont toujours un événement pour la communauté qu’ils rassemblent.
C’est notre fierté que d’être aux côtés de centaines de clients venus de tant d’univers différents, avec lesquels nous collaborons au quotidien tant au niveau local que national et auxquels... |
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| Ici Pyrénées du 10 avril 2009 |
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Après Oloron, 800 à 1000 personnes défilent encore dans la rue cette semaine à Pau. À l’appel du collectif Crida, qui réunit une cinquantaine d’associations, ils ont fait un tour de la ville pour « ne pas perdre la langue », comme le titre joliment Gérard Cayron dans La République. Pas de menace de fermeture d’entreprise cette fois mais le risque de voir disparaître une langue : le Béarnais, le Gascon, l’Occitan. Thomas Longué, dans Sud-Ouest, rappelle ainsi l’un des slogans du collectif. « Perdre la langue, c’est perdre le pays ». Il cite, avec beaucoup de justesse, les propos de plusieurs participants à la marche, notamment ceux de Claude, cet instituteur qui retrouve ici « les gens qui ont ce même besoin, les mêmes aspirations » que lui. Claude se sent d’ailleurs plus Béarnais qu’Occitan ; il reconnaît toutefois que « les limites sont tellement floues »… Il a raison, les frontières restent mystérieuses en « Occitanie ». Et si vous voulez connaître le fond de ma pensée, c’est sans doute là l’un des points les plus positifs. Loin des identités parfois fermées, échappant à tout risque de nationalisme excessif ou de revendication en faveur d’un quelconque repli sur soi, l’Occitan s’affirme comme une langue de rencontre et d’ouverture. Elle marque bien sûr nos paysages émotionnels, la musique de notre pays, la couleur de nos coteaux et de nos montagnes. A ce titre déjà, elle est patrimoine. Mais elle est sans doute plus que cela. Qui ne se souvient pas de ces sons étranges entendus « ailleurs », par exemple aux détours d’un chemin dans le Languedoc, dans l’alto alentejo du Portugal, et même dans les caatingas sertaneja du Brésil ? On parle, presque, occitan là-bas aussi ! Le Béarnais langue mondiale ? Certes non ; langue moderne en tout cas, sans aucun doute. Diou Bi Band !

Le 25 avril 2009, Oloron commémorera le soixante-dixième anniversaire de l’ouverture du camp de Gurs. En 1939, les combattants espagnols défaits par Franco descendaient des trains à Oloron pour rejoindre les barbelés de Gurs. Patrice Sanchez, dans Sud-Ouest, rappelle qu’ils y ont rapidement retrouvé tous les indésirables et les juifs chassés par le régime de Vichy. Dans la boue jusqu’aux genoux, au milieu des poux, des puces, des rats et des morts abandonnés, les victimes des rafles de juifs, menées d’Octobre 1940 à novembre 1943, y ont été enfermées. « À l’époque, très peu de personnes se préoccupaient de la situation à l’intérieur du camp » rappelle Emile Vallès, vice-président de l’Amicale du camp de Gurs. Traités « comme des animaux », beaucoup reposent désormais parmi les 1072 tombes espagnoles et juives du cimetière de Gurs visité par les élèves du lycée Saint-François de Mauléon. Cela s’est passé ici, à deux pas de chez nous, sous le beau ciel du Béarn, à la porte des Pyrénées. Il faut s’en rappeler. Il faut le rappeler pour que jamais cela ne revienne.

Qui de l’Avenir ou de l’Etoile ? Tel est le titre, certes un peu raccourci, proposé par Gérard Maysonnave dans Sud-Ouest. Tout le monde, ou presque, sait que l’avenir, c’est l’Avenir de Bizanos, l’un des clubs phares de l’agglomération paloise. L’Etoile ? C’est bien entendu l’étoile sportive de Lembeye, dans le Vic-Bilh, ce vieux pays aux confins nord-est des terres béarnaises. Tout le monde le sait. Tout le monde a donc compris que Gérard Maysonnave évoquait l’un de ces dimanches rugbystiques et la glorieuse incertitude du sport.
Et si tout le monde se trompait ?
La Chaîne Locale le révèle en exclusivité mondiale. Oui, tout le monde se trompe ! Elles sont loin les aimables considérations sur les derbys béarnais. Une analyse des deux entraîneurs sur un simple match à venir ? mon œil !… C’est encore l’ultra gauche qui prépare un mauvais coup. C’est un papier inspiré par les copains de ces neuf terroristes internationaux, dont Julien Coupat, arrêtés par un matin calme dans le centre de la France après avoir organisé le sabotage des lignes Sncf. C’est un titre code, le cousin germain de ceux formulés en d’autres temps par ces gauchistes anti vichy de Radio Londres. Qui de l’Avenir ou de l’Etoile ? Cela hume d’évidence le complot « urbi et ourdi » manigancé par 30 jeunes gens déguisés en rugbymen et dirigés par un drôle de type en noir. Noir ? Encore un ultra gauche ! Tout est clair. La Ministre Michèle est sur les dents. Bouclons, et vite, ces drôles qui prônent d’évidence le recours à l’utopie, l’étoile, pour reconstruire l’avenir. Une preuve supplémentaire ? L’Etoile sportive de Lembeye a gagné à Bizanos… Lembeye qui gagne à Bizanos ? Qui peut le croire ? C’est évidemment un complot, on vous le dit. On l’écrit et on signe ce papier rédigé au cours de la troisième mi-temps. Libérez Julien Coupat. Les vrais dirigeants sont à Lembeye ; ils fonctionnent d’ailleurs en réseau avec le gang de Bizanos. Olé.

Une bonne nouvelle en ces temps difficiles : la création des Business Angels des Pays de l’Adour ; elle vient pallier une lacune des dispositifs locaux d’appui à la création et au développement des entreprises. Orienté vers les secteurs de l’énergie, de la filière bois de la mécanique, de l’environnement, du sport et de la santé, ce fond de capital investissement tentera d’apporter sa pierre au développement local en injectant du capital dans des sociétés innovantes à bons potentiels. Le but consiste à la fois à mobiliser des investisseurs, l’objectif est d’en réunir 60 en 2011, et de lancer les premières levées de fond. Les Business Angels des Pays de l’Adour font partie du réseau France Angels qui compte plus de 4000 investisseurs. France Angels participe à environ 300 projets chaque année via des apports de capital de 200.000 euros en moyenne. Des investisseurs angéliques, on en a tous rêvés non ? Bienvenu donc aux Business Angels des Pays de l’Adour.

Pour terminer cette drôle de semaine débutée dans les rues de Pau, comment résister à une ballade par les coteaux de Jurançon ? Prenez plein Ouest via Gan, Lasseube et Monein, et relier Orthez. A Gan d’abord, les cloches de Pâques reviennent pour fêter le 60ème anniversaire de la cave des Producteurs de Jurançon. On les comprend. Fondée le 7 avril 1949, la cave va en effet prochainement franchir une nouvelle étape via un très important projet d’extension de ses locaux. Henri Estrebou, Président actuel de cette coopérative, revient, dans La République, sur l’histoire, ô combien instructive, de cette désormais institution qui par le collectif a encouragé plus de 300 producteurs indépendants à rester viticulteurs. Pour un peu, on pourrait presque crier « Noël » à Paques donc. Les cloches de Pâques auraient d’ailleurs pu revenir un peu plus tôt à Orthez pour fêter les premiers pas de 150 jeunes orthéziens dans la vie de citoyens électeurs. Bernard Molères, maire d’Orthez, et les conseillers municipaux, avaient invité les jeunes à une cérémonie de remise de leurs cartes d’électeurs. Sont-ce les sourires de Carmen et de Bernard Molères ? Est-ce plutôt la charge symbolique de cette manifestation ? Quoiqu’il en soit, l’idée est belle. Du Jurançon à Orthez, les cloches ont raison de revenir.
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La presque revue de presse de la Chaîne Locale
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